Ce qui nous traverse

Titre du film : Ce qui nous traverse Production : Le Fresnoy - Studio national
Année : 2007
Genre : installation vidéo
Exposition Panorama 8, Présumés Coupables, Le Fresnoy

Résumé

Sur un écran suspendu, un cordeliste.
En face, sur un écran au sol, une chanteuse.
Des espaces de sons clos qui se dilatent. Des espaces tendus qui se contractent. Éprouver un temps musical, y trouver un autre état d’être.
Que devient un corps traversé, entre sa capacité à faire volume et sa capacité à échapper à son inclusion physique?

Données artistiques
Réalisation : Delphine de Blic
Image : Marianne Tardieu
Son : Amandine Pras
Mixage : Amandine Pras, Christian Cartier
Musique : « 36 mesures pour Zaïde »
Compositeur : Bernard Cavanna
Soprano : Chantal Santon
Acrobate : Sébastien Bruas

Données techniques
Durée : 11 min, boucle
Support de prise de vue : Betacam Num
Format de prise de vue : Vidéo
Logiciel : Smoke
Format diffusion : DVD
Matériel de diffusion: 2 écrans, 2 vidéo-projecteurs, 2 lecteurs DVD synchronisables, 1 ordinateur (pour synchro), 5 haut-parleurs (MSP3)
Format du cadre / ratio image : 16/9 vertical
Format du son / ratio son : Stéréo
Vitesse de projection : 25 images/s
Procédé : Couleur

Ce qui nous traverse

Le spectateur est invité à se mouvoir dans un espace plongé dans une semi-obscurité. Dans cet espace, deux écrans sont en regard l’un de l’autre. Sur les écrans, des personnages semblent flotter dans un espace sans limites (fond noir): une femme soprano, un homme acrobate (corde volante). Un écran est au sol (chanteuse), l’autre est suspendu (acrobate) en hauteur, légèrement incliné. Ce face-à-face englobe le spectateur qui est obligé de choisir l’écran qu’il regarde. Les corps sont projetés à échelle un (personnages filmés en pied, restitués sur écran à leur taille réelle). Ces deux projections interagissent l’une avec l’autre, sans l’intervention du spectateur. Les personnages se regardent et s’écoutent comme s’ils étaient placés dans le même espace.

Un jeu se crée entre les deux personnages, une interaction mouvement-voix, qui induit une série de transformations corporelles et musicales. La musique s’installe sur des lignes de fuites qui traversent les corps. Les corps tentent d’échapper à leurs volumes réels, à leurs inclusions physiques mais, en s’échappant, découvre la matérialité qui les compose. La chorégraphie de l’acrobate se cale sur la composition musicale. Les corps s’allongent, s’étirent, créant des figures tantôt contractées et aspirées, tantôt étirées et dilatées. Ils sont parcourus d’une onde qui trace des niveaux ou des seuils d’après les variations d’une amplitude musicale.